© 2009 Juan Pingouins sur la Péninsule Valdez

Patagonia Trip : First Stop

En effet, bien que la péninsule soit le seul aspect touristique intéressant proche de Puerto Madryn, il n’y a que peu de transport vers Puerto Piramides (la seule ville de la péninsule, celle dont partent les excursions en bateau pour voir les baleines) pour être plus précis il n’y a qu’une compagnie qui fait la liaison à 9h ou 18h. L’autre alternative était le taxi. Après plusieurs loueurs, tous vides (ce lundi était férié et de nombreux argentins ont eu la même idée) nous trouvons enfin ce qui devait être une des dernières voiture à louer de la ville. Ganéche prend le volant et une heure plus tard, après avoir alterné route en mauvaIs état, en bon état et piste de terre, nous voici arrivés sur la péninsule. Encore un peu de route, ce n’est qu’au alentours de 13h que nous arrivons à l’auberge de Puerto Piramides. Malgrès son affluence touristique, imperceptible à ce moment, l’ambiance de la ville de quelques centaines d’âmes n’a rien à voir avec la capitale. Le village est calme. Très calme. À peine le temps de poser les sacs, discuter avec le type de l’auberge, nous repartons. Cette fois-ci je conduis.  Hormis l’accès au village, l’ensemble des routes de la péninsule est constitué de larges pistes de cailloux. Tout est plat, aucun arbre, de temps à autre on aperçoit des moutons ou des lamas au bord de la large piste. Seuls les rares virages ou les clôtures ponctuent ce paysage quasi désertique qui semble s’étendre à l’infini. Nous arrivons enfin à Caleta Valdes, les cars de touristes aussi. C’est pas grave, ils ne sont pas trop nombreux et ne restent pas trop longtemps, tour guidé oblige. Une fois tous repartis il ne reste quasiment que nous. Nous en profitons pour admirer en silence les centaines de pingouins amassés sur la pente qui descend sur la plage à nos pieds. Certains dorment au soleil, d’autres se chamaillent, d’autres se reproduisent. Aucun ne semble gêné par la présence humaine. Nous filons ensuite sur Punta Cantor. De là un chemin descend à mi pente permettant de s’approcher un peu du rivage. Ainsi nous pouvons voir de plus près les énormes éléphants de mer et les lions de mer venus se reposer sur la plage. Nous continuons notre chemin jusqu’à Punta Delgada. De nouveau nous apercevons des éléphants de mer et les lions de mer. Nous revenons en direction de Puerto Piramides et cette fois ci le paysage varie un peu. Plus vert, plus valloné, nous passons proche d’étangs salins.  Avant de rentrer nous décidons de passer par la pointe qui se trouve à côté du village. Le vent souffle fort, il fait froid. Alors que nous observions le paysage et une otarie en contrebas, Henrik aperçoit ce qui semble être une baleine à quelques mètres du rivage. Elle ressort un peu sa tête, un jet d’eau. Plus de doutes, nous sommes en train de regarder une baleine. De retour à l’auberge nous faisons connaissances de quelques autres vacanciers. Argentins, étudiants d’échange… Plus tard quelques employés de l’auberge avec qui nous avions sympathisés nous invitent tous à les suivre dans un des seuls bars du village pour continuer à faire du bruit sans déranger ceux qui dorment. Un bar puis un autre. Ce n’est que vers 4h passé que nous nous couchons enfin. Le lendemain réveil assez tôt pour finalement apprendre que le port est fermé pour cause de mauvais temps.  Deçus nous décidons de filer à Punta Tombo, réserve naturelle de milliers de pingouins à quelques 175km au sud de Puerto Madryn. Là bas le contact avec la faune est transparent, les humains sont en liberté au milieux des pingouins, pas de barrières, à peine quelques cailloux blancs pour délimiter le chemin. Interdiction de s’en approcher pour éviter de les déranger, mais eux ne se gênent pas pour venir nous voir. Il y en a partout, de tout côtés. Souvent immobiles, ils semblent attendre quelque chose. Peu importe la direction où on regarde, il y en a, tous vêtus de noir et blanc. On dirais un congrès de smoking en pleine nature, c’est surréaliste. De retour à Puerto Madryn à la tombée de la nuit, n’ayant pas confirmé la nuit à l’auberge, notre place est prise. Tout est plein (veille de jour férié), on se retrouve dans un hotel miteu assez loin du centre. Tant pis. Le lendemain notre dernier espoir de voir les baleines de près s’envole quand on se rend compte que notre bus pars deux heures plus tôt que ce que nous pensions. Nous tuons le temps sur la plage et dans un tenedor libre (restaurant à volonté).  Nous voilà désormais à El Calafate dont je fini de vous écrire ce billet, commencé sur mon iPod dans le bus. Prochain post : Ushuaia !

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